Olivier Martin, 25
ans, est élève à l'Ecole des Beaux-Arts de Rennes.
Il développe depuis un peu plus d'un an un travail autour de l'eau, de la mer, du
littoral. La mer dépose et laisse des empreintes sur le rivage. Puis
les efface. Création infinie. L'eau peut prendre
toutes les formes mais elle est sans forme. Fluidité.
La gravure s'est trouvée être le médium avec lequel il rentrait le plus en résonnance
lorsqu'il a commencé à s'intéresser à cette thématique. Il utilise la gravure pour
ses qualités intrinsèques. |
Le travail s'effectue au sol. Il s'agit autant d'une
nécessité technique (grands formats des gravures :2x2m par exemple) qu'un réel désir
de se déplacer physiquement dans la totalité de l'espace appréhendé.
Il est un guetteur, à l'affut
de ce que l'interaction entre l'acide et le métal va lui révéler. Il choisit,
supprime. C'est un travail de "chef d'orchestre". Il tente d'être à l'écoute,
de ne pas limiter sa représentation à un espace pré-déterminé. Il veut être surpris.
La gravure offre un univers tactile, sensible, de l'ordre du toucher. Le travail est un
"corps accord", une progression à deux. |
Vue d'atelier ou l'on voit 2 gravures sur zinc (épreuves d'essai) accrochées au mur.
Chacune des gravures mesure 2 x 2 m.
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L'aspect
reproductible de la gravure ne l'intéresse pas. C'est pourquoi les tirages sont pour la
plupart uniques. L'acte de création, l'être pendant l'agir, ont pour lui autant
d'importance que le résultat final. (l'image imprimée). Il aimerait que le processus de
gravure soit un moyen de rencontre de soi et il conçoit l'épreuve imprimée comme un
espace de contemplation. |